Trait-d'Union

L’UNIVERS MYSTÉRIEUX D’ANDRÉA KOWCH

Peinture sobre et impersonnelle, comme les scènes étaient tirées d’une vision de rêve. N’est-il pas que les scènes dont nous rêvons soient toujours étranges ? Et c’est le cas. Sur le plan de la thématique, il se trouve que chaque œuvre, qui est paradoxalement peinte sur papier, est différente d’une autre, avec beaucoup de portraits […]

Peinture sobre et impersonnelle, comme les scènes étaient tirées d’une vision de rêve. N’est-il pas que les scènes dont nous rêvons soient toujours étranges ? Et c’est le cas. Sur le plan de la thématique, il se trouve que chaque œuvre, qui est paradoxalement peinte sur papier, est différente d’une autre, avec beaucoup de portraits de personnes, mais dans une posture étrange et occulte tout à la fois. Parfois elle me rappelle l’atmosphère intrigante de James Enssor, avec ses masques et ses allégories. Serait-elle symboliste, pour nous faire passer à travers des signes cachés des messages méconnus ?  Maniériste avec des mimiques, des propos et actions insolites ? Univers étrange en tous cas ! Expressément étrange, on dirait, pour provoquer le dialogue entre l’œuvre et la personne qui la regarde. « Andrea Kowch est une peintre Américaine née à Detroit, dans le Michigan, en 1986. Elle a étudié au College for Creative Studies. Il faut signaler que la peintre, jeune pourtant, s’exprime avec un tel degré de profondeur que l’on se croirait face à un vieux maitre de l’art. Et il faut reconnaître que cette peinture donne non pas un désagréable sentiment mais un brin de curiosité tant les postures des modèles sont non moins bizarres. On ne peut pas l’observer tranquillement plus d’une minute sans en être complètement attiré. Une peinture figurative, méticuleuse, précise dans les traits, qu’elle voudrait même photographique avec une riche influence allant de la Renaissance Nordique et de l’art Américain aux paysages ruraux et à l’architecture vernaculaire de son Michigan natif. Son équivalent en littérature aurait pu être Kafka, avec son atmosphère cauchemardesque, sinistre et son objectivité extrêmement étrange. Delvaux le surréaliste belge et ses obsessions oniriques n’est pas loin non plus, surtout avec « l’incendie ». Ou le mythique Dali dans « Femme à la fenêtre ».  Ses travaux, principalement axés sur des sujets, principalement féminins, sont tous exposés en plein nature comme si l’auteur voulait les unifiés en une seule entité, mélangeant ainsi l’homme avec les éléments de la Nature. Serait-elle humaniste, pleinement humaniste à travers son expression ? Serait-ce plutôt l’étendu du pays, le paysage américain solitaire et désolé qui l’incite à l’expression de cette solitude intense ? Surréalisme ? Symbolisme ? Réalisme magique ? Réalisme fantastique ? Je n’ai jamais pu définir l’univers de d’Andréa Kowch. Ce qui est sûr, c’est que sa peinture nous séduit dès le premier regard.

Auteur

80

Diplômé de l’Académie royale de liège (Belgique). Infographe 1992 chez ObjectifCom. Journaliste collaborateur, 1995, le Soir d’Algérie, El Moudjahid. Rédacteur en chef 2012 chez La Concorde. Éditorialiste 2015 chez Jeunesse d’Algérie. 2 Romans parus chez Amazone, « l’américaine d’en face », « Mira »

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