Trait-d'Union

“La Pénurie” livre de Abdelbasset SAOULA

Né en Algérie, où j’y vis pendant mes vingt-sept ans, je témoigne dans ce bouquin d’un mal-être typiquement algérien, d’une époque où tandis que le citoyen du monde civilisé prospère, l’algérien se bat encore en arrière des bateaux de pêche et dans les décharges publiques, pour une misérable tête de poisson. Ce bouquin documente l’atmosphère régnant […]

Né en Algérie, où j’y vis pendant mes vingt-sept ans, je témoigne dans ce bouquin d’un mal-être typiquement algérien, d’une époque où tandis que le citoyen du monde civilisé prospère, l’algérien se bat encore en arrière des bateaux de pêche et dans les décharges publiques, pour une misérable tête de poisson. 
Ce bouquin documente l’atmosphère régnant à l’époque de 2000 à 2020, deux premières décennies du XXI siècle, dans lesquelles, l’algérien a connu un quotidien chaotique, un manque aigu d’opportunités, une gouvernance pourrie. Et enfin la cerise qui garnit le gâteau, de l’auto-sabotage. 
Ce bouquin est aussi pour moi une cure de l’expression, une forme de thérapie expressive, ou je crache mes états d’âme devant les phénomènes négatifs que je rencontre dans mon quotidien et qui d’ailleurs, impactent ma vie et empêchent mon épanouissement personnel.
Nous sommes le samedi 02 mai 2020, neuvième jour du mois sacré de Ramadan, cela fait un bon moment que l’idée d’écrire un livre m’avait traversé déjà l’esprit, je n’avais pas encore trouvé d’idée pour mon livre, mais je savais au fond de moi qu’elle allait venir un jour toute seule, et en ce jour-là, l’inspiration me vint à la tête. Très vite, je saisissais mon stylo et le carnet qui me servait de journal intime, j’écrivais l’idée générale du bouquin et les principaux axes dont je voulais parler, je me questionnais sur la méthodologie de l’écriture, c’est ma première aventure dans le monde littéraire, j’avais l’habitude d’écrire des articles éditoriaux dans le blog “Srijina” de mon ami Abdeslam Benlarbi, un exercice qui m’était assez facile, mais pour un livre, c’est différent, je me disais que je me baserai sur les observations que je fais dans la vie de tous les jours et j’entame l’écriture…
Les pénuries et les vagues de consommateurs qui se déferlent sur les magasins pour l’achat de certaines matières pendant la crise sanitaire du Covid-19 en Algérie, évoquent en moi les réflexions que j’ai toujours eu auparavant sur la vie dans ce pays, et ces mécanismes qui font que l’algérien vit toujours mal en 2020, je pense que le comportement inconscient du citoyen algérien face au danger de cette pandémie est révélateur de quelque chose.
Au même moment où des voix s’élèvent pour dire que c’est normal et que le monde entier y compris des pays civilisés ont connu ce même phénomène, je fais un flash-back et des images du passé proche se défilent dans ma tête, je pense aux pénuries que nous avons connu avant même cette crise sanitaire, et ce, pendant même l’époque d’opulence que connaissait l’économie rentière de notre pays et je repense encore à cette comparaison infondée de l’Algérie actuelle avec le monde civilisé.
Les pénuries en Algérie, ce n’est pas seulement un manque aigu de marchandises et de services, c’est en premier lieu un état d’esprit, une culture, qui à mon sens, pèse sur le bien-être de l’algérien et l’empêche de vivre dans la prospérité

Abdelbasset SAOULA, l’auteur du livre

Abdelbasset SAOULA diplômé en génie civil, activiste dans la société civile locale à Skikda. Membre fondateur et vice-président de l’association SYD de 2017 à 2020 et auteur de plusieurs initiatives citoyennes.

Auteur

80

Directeur de la publication de Trait-d’Union magazine. Membre fondateur, Ex-président et actuel SG du CLEF Club Littéraire de l’Étudiant Francophone de l’université de Chlef. Journaliste et chroniqueur à L’hebdomadaire LE CHÉLIF. Membre du jury étudiant du Prix Goncourt choix de l'Algérie 1ère édition. Enseignant vacataire au département de français UHBC.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux: