Trait-d'Union Magazine

LA LITTÉRATURE, UN ART MAJEUR !

Je reste dans l’incapacité de délacer mes souvenirs d’un certain passage télévisé de Serge Gainsbourg, plus précisément dans l’émission animée par Bernard Pivot : Apostrophes.
Le chanteur poète comme à son habitude provoqua une vive altercation avec un autre invité. L’origine du désaccord provenait du fait que Gainsbourg s’était désigné comme étant un artiste mineur et non pas majeur tel que ceux qui œuvraient pour les autres arts et notamment : la littérature !

L’autre invité qui était lui-même chanteur exigea d’obtenir des explications plus concises afin de tenter de comprendre les affirmations de l’auteur de la polémique. Ce dernier répondit qu’hormis la musique classique, tout le monde demeurait capable de fredonner un air ou d’écrire les paroles d’une chanson. Ceci sans l’aide de quiconque contrairement aux arts bien plus complexes et dont leurs auteurs passèrent une grande partie de leur temps afin de les maîtriser avec plus ou moins de talent.

La littérature est art majeur à part entière, elle parvient à faire primer l’idée sur la réalité matérielle de l’œuvre et elle reste foncièrement l’une des seules expressions artistiques à parvenir à ce point. Elle peut de même, faire rejaillir la beauté d’un cœur extrêmement sensible à toute forme de grâce.

Elle est un outil pour l’écrivain engagé qui à travers son œuvre, arrive à exposer au grand jour ses convictions de toute nature : politiques, religieuses et autres, elle reflète en somme une réalité édulcorée d’un aveu. La littérature reste un moyen subtil qui aiderait l’auteur à décadenasser le coffre de ses secrets enfouis.

Elle donne ce que les yeux ne peuvent voir et elle nous entraîne dans des contrées lointaines et inconnues. Le monde y est plein d’espoir parfois ou même extrêmement laid, mais la littérature offre des perspectives que la réalité ne pourrait être capable de fournir. Elle permet de façonner le monde à notre guise sans que rien ni personne ne puisse l’altérer.

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Elle est une chance de fuir et d’oublier tout genre de tracas, nous contraignant à ignorer tout ce qui est relatif à notre existence. Une drogue douce et euphorisante pour certains, les plus extrêmes dans leur passion pour cet art qui ne cesse de faire chavirer les esprits et les cœurs.

Parfois, la littérature peut être perçue comme étant une fièvre. Elle me parait quant à moi comme étant l’antidote d’une multitude de maux. Néanmoins, je ne puis nier qu’elle incarne une étonnante souffrance pour l’écrivain, une affliction douce-amère qui voit le jour sur papier…elle demeurera cette forme de défouloir non-violent envers les autres, soulageant l’un de ses nombreux contributeurs d’un fardeau pénible.

La littérature est la vie dans sa forme la plus attrayante et pas un jour ne s’écoule sans que je ne puisse songer à vivre sans elle. Elle n’est pas seulement un art des plus beaux ou même une quelconque profession libérale. Elle est une raison d’être pour l’auteur, un espoir pour les lecteurs, un refuge inviolable pour la tranquillité de chacun et elle reflète de même ce qu’est véritablement une grande nation, car comme disait Louis Aragon : « La littérature est une affaire sérieuse, pour un pays, elle est au bout du compte, son visage ».

Chroniques

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Amerigo Vespucci l’hôte d’El-Djazair

Détrompez-vous ce n’est ni le car-ferry Tarek Ibn- Ziad ni le Corsica qui ont attirés les foules en cette soirée du mardi 20 juillet, celui qui déclencha les mille et une rafales des caméra et smartphones n’est autre que le chef d’œuvre de la marine militaire italienne. Le navire école le voilier Amerigo Vespucci, une pièce rarissime sortie directement des annales de la gloire des expéditions maritimes.

Mathilde, personnage trans-classe dans le pays des autres de Leila Slimani

Si le transclasse désigne l’individu qui opère le passage d’une classe à une autre[1], la classe peut signifier dans un sens plus large un genre, une nationalité, un milieu ou une identité sociale. Le transclasse fait ainsi l’expérience d’un mouvement par lequel il passe d’un milieu de départ vers un milieu autre, sans qu’il ne […]

Le parler algérien et la littérature : L’oral, une littérature qui refuse de dire son nom.

Historiquement, les anthropo-linguistes et les philologues qui s’intéressent aux anciens langages humains pensent que c’est le Berbère qui couronnait l’espace langagier oral en Afrique du Nord pendant l’ère antique. Ces chercheurs ont du mal à localiser cette langue maternelle dans le temps. Toutefois, on suppose que le Berbère ait été accolé progressivement avec les langues anciennes parlées autour du bassin méditerranéen à travers les interpénétrations humaines du voisinage, des voyages, du commerce et des guerres.

Écrire hors des frontières de la pensée 

Onfwan Fouad et le Middle East and North Africa Surrealist Group Onfwan Fouad est une poétesse, traductrice, conteur et artiste visuelle, originaire de la région d’Aurès, dans l’est de l’Algérie. Elle a été avocate pendant sept ans et a enseigné à l’université pendant des années. Son premier recueil de poésie (Godot mange ses doigts) a […]

Mildred Mortimer sur les traces des « Djamilat »

Engagée dans la quête de la liberté, individuelle ou collective, avec les armes ou la plume, le combat pour la dignité a de tout temps resté constant chez la femme algérienne. A travers son livre « Femmes de lutte et d’écriture », Mildred Mortimer, professeure émérite de l’université du Colorado, tente d’entretenir cette flamme libératrice allumée par les « Djamilat »…

L’enfant de cœur

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Algériennes, mes sœurs

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Femme, messagère universelle

Cette proposition est un melting-pot entre mots et photos pour exprimer les questionnements actuels de la femme d’aujourd’hui. D’un côté, je considère que l’identité est importante car elle nous permet de nous construire mais de l’autre, elle nous limite également dans nos libertés d’âmes infinies. Je crois que la vie est un chemin qui nous […]

Itinéraires : Mouna JEMAL SIALA

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Zahia Benzengli : Colombe de Grenade et Azur d’Algérie

Bectant les restes d’une hirondelle au printemps, le pèlerin s’envole et prend l’allure d’un cygne. Ses pieds palmés battent la tour et quittent les ruisseaux, amour d’un vers et chemins croisés. À l’exil, eusse-t-elle été condamnée à errer, Zahia voltige depuis l’Alhambra, neige sur les bois et adoucit les mœurs d’un brouillard agaçant. Elle persiste au pied d’un mur qu’elle chouette d’une aile, éparse condition d’une oiselle à concerts acheminant le mordoré à l’herbe d’une œuvre. Quant aux moineaux de Grenade, qui firent des plaisirs de l’ambroisie un nectar à ouïr, ceux-là, trouvent en elle des vertus que les ombres du destin ont bien posées ici. Voilà une curieuse façon d’entamer l’odyssée d’une femme d’Algérie qui ravit de sa voix les cieux embaumés, Zahia Benzengli.

ARCHI-PASSION

Plus qu’un métier, l’architecture est avant tout une passion, une passion qui donne accès à un éventail d’arts. C’est en découvrant l’architecture durant mon cursus universitaire que j’ai appris réellement à me connaitre dans la mesure où j’ai découvert l’étendue de ma passion pour les arts.


TU N°4 Littérature & Patrimoine

Numéros

Une image, un portrait d’une autre société

Le cinéma est un médium artistique qui a gagné sa légitimité en tant qu’art pendant les années 40 et 50. Avec des théoriciens comme le français André Bazin, avec des articles comme Caméra-Stylo ou avec des artistes comme les réalisateurs de néo-réalisme italien pour le cinéma. Il est à rappeler qu’avant cette légitimation, le cinéma était considéré comme un moyen de divertissement. Chose qui explique pourquoi dans certaines bibliothèques, les livres sur le cinéma sont classés dans la même catégorie avec les livres sur les cirques.

Sauvons nos fontaines: La Casbah d’Alger s’en va à vau-l’eau

« Il y a deux villes dans Alger : la ville française qui occupe les bas quartiers et se prolonge aujourd’hui sans interruption jusqu’au faubourg de l’Agha ; la ville arabe, qui n’a pas dépassé la limite des murailles turques, et se presse comme autrefois autour de la Casbah, où les zouaves ont remplacé les janissaires. »
Extrait d’Eugène Fromentin, « Une année dans le Sahel », (1858)

La littérature entre vecteur de patrimonialisation et objet patrimonial

Littérature et patrimoine, ces deux vocables, à priori, appartenant à deux sphères distinctes, sont fortement unis par un lien « consubstantiel » ; le conte, genre littéraire immémorial, s’appuie fondamentalement sur des mythes et des légendes faisant partie du patrimoine culturel. Par ailleurs, les créations littéraires, de toutes époques, transmettent en filigrane tout un héritage aux générations futures.

Le parler algérien et la littérature

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