Trait-d'Union

Femmes du Maghreb, comme si cela datera d’aujourd’hui…

Il y a dans l’histoire de l’Humanité une vérité cachée qui n’est connue que par les avertis et les prévoyants. Ceux-là mêmes qui ne se laissent pas griser par les artifices de la « marchandisation » du monde. Mais cette vérité, quand bien même est altérée, voir muselée par les partisans du statuquo, ne saurait rester à jamais occultée. Et viendra le jour…

Femmes d’Algérie et du Maghreb, comme si cela datera d’aujourd’hui, je vous le dis, ne croyez pas que c’est un conte fictionnel, ni un rêve prémonitoire ou un souhait soumis au hasard, encore moins une Muse en quête de versification, non, c’est une vérité historique ─  du futur, exprimée par des états d’âme d’un écrivain opiniâtre…

Ce jour, celui-là même dont je vous parle, où toutes les femmes de mon pays, du Maghreb et de tous les autres pays d’Orient, mais aussi celles des bidonvilles, des zones d’ombres et les autres très sombres, de dessous les ponts et aux abords des routes qui vendent leur chair et leur charme ou celles qui ne se sont jamais vus au-delà des murs, végétant au milieu des patios, et même celles qu’on exorcise et excise  se rappellent que leur essence d’être humain ne leur permet plus d’accepter de vivre en sous-êtres ni en mal d’être, ce jour-là…, oui, ce jour-là, je les vois venir réclamer aux « mâles », enturbannés ou pas, leur part de citoyennes à part entière. Sans distinction de statut ou de salaire. De belles ou de laides. De rebelles ou soumises. D’ici ou d’ailleurs. De jeunes ou de vieilles…

 Ces femmes du « néant » n’auront plus besoin de chercher des « mâles » pour avoir le droit de nom, de toit ou de pain, comme aux premiers temps révolus.  

Contre la dominance du « mâle » et la culture patriarcale, elles inventeront un nouveau monde où leur rôle sera primordial dans la société. Voir plus que nécessaire. Déjà, les prémices annonciatrices de cette révolution sont en marche, depuis quelques années. Dans tout le Maghreb, une véritable montée en puissance est constatée chez la gent féminine.

Dans tous les domaines, l’écart entre les filles et les garçons rétrécit de jour en jour. Une revanche contre le sort et les mentalités se fraie un chemin de non retour.

Une nouvelle psychologie chez le sexe « faible » (comme on le croyait encore il n’y a pas si longtemps) est en train de remodeler les données sociétales vieilles de plusieurs siècles, qu’on croyait à jamais inextinguibles. L’homme (le sexe masculin) perd d’année en année de sa notoriété au profit de la femme qui, elle, grignote, « bon an, mal an », des pans entiers des acquis que l’homme détenait en exclusivité. Et comme la nature a horreur du vide, là où l’homme délaisse un terrain en jachère, les femmes le reprennent à leur compte. Et avec la perspicacité, la modernité aidant, en plus de l’esprit battant, la patience a porté ses fruits. Et quels fruits !…

Qui oserait aujourd’hui nier ce si doux fait ? Exaltant. Voir passionnant.

Je sais, ce n’est pas l’avis de tous. Et il y a même ceux qui vont fouiner dans quelques méandres douteux. Mais ça ne diminuera en rien l’envolée de ces studieuses filles qui cartonnent en tout et partout.

Ici, au pays du couchant – le Maghreb, de la Tunisie à la Mauritanie,  et en passant par l’Algérie et le Maroc, « la fleur au stylo », elles écument, aux couleurs de l’arc-en-ciel, les espaces et les esprits comme jamais…

Cette notoriété féminine, et que les misogynes ne se voilent pas la vue, n’est plus à démontrer ou à philosopher. Personnellement, je n’ai besoin d’aucune statistique ou étude pour savoir que les femmes maghrébines sont plus que jamais présentes, en force, pour le meilleur et pour toujours, dans nos sociétés contemporaines.

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